Nous avons lu récemment le régime de communauté, puis l'Union libre notamment acheter à deux sans être mariés. Aujourd'hui nous allons voir comment on peut préserver les droits de chacun lors de l'achat d'un logement.Successivement on va étudier l’achat à deux en indivision, avec un seul emprunt à deux coemprunteurs. Puis nous verrons les différentes situations découlant de cette union en toute liberté.Acheter à deux.
Sommaire |
1 Acheter une maison à deux |
2 achat en indivision |
3 Pacs ou mariage |
4 Succession et concubinage |
5 Les assurance décès |
6 La tontine c'est quoi au juste ? |
7 Recommandations |
Successivement on va étudier acheter seul ou à deux en indivision, emprunter à deux sans être marié, avec un seul emprunt à deux coemprunteurs. Puis nous verrons les différentes situations découlant de cette union libre, en toute liberté.
Tout de suite soyons clair, KG CREDIT ne prétend pas faire un cours de droit, encore moins se substituer aux professionnels agréés dans ce domaine. Le but est plutôt de vulgariser les situations qui peuvent se présenter, et d'évoquer les problèmes bien sûr, mais également les solutions.
Une citation pour planter le décor du couple de concubins : Napoléon déclarait que les concubins "se désintéressent de la loi, alors la loi se désintéresse des concubins".
Tout d’abord acheter à deux sans être mariés revient à constituer une indivision . Le notaire précise dans l'acte la proportion de propriété de chacun eu égard aux apports en propre, (la quote part). Ensuite si le prêt est souscrit à deux coemprunteurs, nous aurons quelques remarques à apporter.
Commençons par les ressources du couple. Les revenus des partenaires sont égaux. Si c'est le cas l'entente ne devrait pas souffrir de difficultés en cas de séparation notamment.
Maintenant envisageons l'hypothèse d'un déséquilibre des revenus de chacun par exemple 60/40. on peut imaginer que les charges du couple sont établis de la même manière. Lors de la liquidation des biens patrimoniaux du couple de concubins, il n'existe pas de texte relatifs à cette liquidation il faut alors se rapprocher de la liquidation de l'indivision.
Nous trouverons donc des créances entre concubins qu'il faudra apurer. ensuite vient une notion défini dans le code civil "l'enrichissement sans cause" c'est à dire au détriment d'autrui.
Enfin on parlera de l'obligation naturelle qui deviendra pour le cas une obligation civile, qui par la force d'un jugement peut devenir une exécution forcée. Ici nous laissons nos concubins faire une mauvaise entente à l'amiable plutôt qu'un bon et coûteux procès.
Comparons ce qu'il advient, en matière de mariage en communauté légale réduite aux acquêts, la loi prévoit que chacun des époux doit subvenir aux charges du ménage selon ses moyens, ici il y aurait la même fraction dans les remboursements du prêt . En revanche la séparation des biens ne donnera pas lieu à une compensation appelée récompense car il s'agit de biens communs dans ce cas. Le pacs permet des variantes qu'il y al ieu d'aménager, sinon l'indivision et concubinage prévalent.
Deux concubins construisent ensemble, c'est possible. Ajoutons un point anecdotique, et peu connu du droit en matière de propriété foncière. il s'agit de retenir que la propriété du dessous, (le fonds et le tréfonds) (du terrain, sous terrain) emporte la propriété du dessus.
Prenons l'exemple simple de parents qui font une donation du terrain à construire à l'un des concubins,. cet acte pose question en qui concerne la propriété de la maison construite à deux sur ce terrain.
En effet, que cette donation soit assortie, (comme c'est souvent le cas en pareille circonstance), du droit de retour en cas de prédécès du donataire, (sans héritier direct) et nous nous trouvons en présence d'une maison construite sur le terrain redevenu propriété des parents?
En effet, scénario peu probable certes : les parents font une donation avec droit de retour en cas de décès du donataire. Nous avons là les ingrédients d'un conflit ouvert, si d'aventure de malheur, devrais je dire ce donataire particulier décède sans héritier direct? le terrain hypothèqué de surcroit par l'établissement prêteur, redevient la propriété des parents .. en toute logique ?
En conclusion, la vie à deux en toute liberté, ne dit pas qu'elle peut se transformer en galère ... parfois !
Abordons la fin de l'union libre par la force de la nature, parlons du décès du concubin non pacsé. Sans y avoir pensé avant alors le survivant regrettera sa double peine. En effet, il sera confronté aux héritiers du compagnon, et devra soit vendre sa part soit négocier et racheter la part du défunt ?
En résumé, le concubin est un étranger ni plus ni moins !
Le testament est une solution utilisée par les partenaires du PACS, car le PACS ne change en rien le transfert de la propriété de l'un envers l'autre. En effet, seul le testament règle "en partie" la succession entre partenaire. Les testaments sont identiques en tout point, olographe, authentique, etc aux testaments utilisés entre les testateurs et légataire.
Il semblerait qu'il faille créer une SCI pour renforcer la légitimité de cette opération ? Protéger son partenaire !! trouver la réciprocité entre les deux partenaires. La parité en tout.
Dans une SCI en effet les parts sont identifiées, exemple X possède en pleine propriété les parts de 1 à 50 et Y les parts de 50 à 100. X cède l'usufruit des parts de 1 à 50 et conserve la nue-propriété, Y fait de même de 50 à 100, et conserve la nue-propriété . Les donations en usufruit sont croisées.
Nous pouvons revenir sur notre article acheter à deux sans être mariés ou nous présentions la solution de recourir à la souscription d'assurances décès croisées, chacun désignant son compagnon bénéficiaire, car il n'y a pas d'héritage prévu entre concubins, et les legs toujours possibles bien sûr coûtent cher.
Vient alors une solution très ancienne "la clause de tontine" ....Pour un achat d'un bien en tontine, elle est "rétroactive dans le droit de propriété", exorbitant ce droit !
Au moment du décès du premier acquéreur le survivant est qualifié être propriétaire depuis toujours comme étant l'unique propriétaire du bien. Il reste à voir la fiscalité qui n'est pas tendre en cas de succession !
Encore une solution alambiquée mais bien réelle et efficace : le démembrement de propriété.
La propriété se décompose en deux parties : la nue-propriété (droit de disposer du bien) et l'usufruit (droit d'usage et d'en percevoir les revenus, à charge de restituer le bien le moment venu
La propriété d'un bien se compose de l'usus et le fructus ... en clair l' usufruit et la nu-propriété. Ceci est bien connu des personnes àgées qui "font leur partage avec les héritiers". Exemple le couple de parents done aux enfants le nu-propriété et conserve l'usage des biens le reste de leur vie.
Dans l'ordre des choses si les parents viennent à disparaitre, avec eux disparaitra l'usufruit. Ainsi la propriété hier démembrée se recompose nu-propriété + usufruit = la pleine propriété, et sans frais (en 2023 !)...
Si le destin désigne X . L'usufruit de X sur les parts de Y cesse, et Y recouvre ainsi sa pleine propriété. Le décès ne remet pas en cause la donation de X envers Y, donc Y continue à profiter de l'usufruit sur les parts de X, alors que la nue-propriété de X est transmise aux héritiers de X. (le décès de Y procède de la même manière). Compris ? non, alors papier crayon, et si besoin mettre des noms à la place des X et Y.
Ainsi Y peut rester dans les lieux, il a le droit d'usage et de percevoir les revenus des biens de X, en présence des héritiers.
KG CREDIT se trouve bien entendu confronté à ces différentes formes d'indivisions, c'est pourquoi nous développons cet article qui se veut avant tout informatif dénué de tout engagement envers ses lecteurs.
A bientôt sur le site KG CREDIT. Kg credit courtier en credit et courtier en assurance
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